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April 12 LE REFUGE
1 Je sais dans la montagne, un refuge perdu Qui se mire à l'eau claire des lacs verts d'orgelus Ouvert aux quatre vents, aux montagnards perdus Dans la brume et la neige, comme un port de salut.
Refrain : Qu'il fait bon, s'endormir, au refuge le soir. Près du feu qui s'éteint, au pays des isards.
2 Je sais dans la montagne, un refuge perdu Entouré d'asphodèles, de sapins chevelus. Une histoire d'amour a commencé là-bas,
Par une nuit d'Octobre, j'ai dormi près de toi.
refrain
3 Ton coeur est mon refuge et tes yeux sont pour moi, Ces lacs verts ou se mirent mon bonheur et l'amour.
Et dans ma solitude, j'y viens chercher souvent, Un soupir qui rassure, un regard apaisant.
refrain
NINON
1 J’ai connu une fille brune, Que j’aimais bien tendrement, Cet amour que j’aimais tant, N’a duré qu’un clair de lune. Elle avait le joli nom : Le joli nom de Ninon. ] bis
2 Autrefois, dans la vallée, A travers les sentiers perdus, J’ai baisé ses jolis pieds nus, Tout humides de rosée. J’ai gravé dans un sillon, Le joli nom de Ninon. ] bis
3 Maintenant, cette dame brune, Porte des robes de velours; Elle en change autant par jour, Que le ciel change de lune. Elle n’a plus son joli nom, Son joli nom de Ninon. ] bis
FIN
Un vieux chien s’aperçoit que son jarret se lasse Et son flair si subtil, maintenant le trahit. Comprenant que son cœur, avec l’âge se glace, Un chagrin sombre l’envahit.
Pourtant il na veut pas, comme un roquet vulgaire, Finir ignoblement sur un tas de fumier Lui qui d’un équipage en renom fut naguère Le plus impeccable limier.
C’est en pleine forêt, aux alentours d’un chêne Où plus d’un solitaire a tenu les abois Qu’il tombera, laissant sa dépouille mortelle Au tombeau muet des grands bois.
Là, se couchant en rond, dans la douceur des herbes Avant de trépasser, il veut revivre encore Les souvenirs lointains, les hallalis superbes, Aux accents éclatants du cor.
Et les beaux rendez-vous, les jours de grande chasse, La clameur des lancers, les galops furieux, La curée aux flambeaux, au pied de la terrasse Tout lui revient devant les yeux.
Il songe au vieux piqueux son compagnon de gloire En même temps que lui, dans un combat blessé, À la blonde duchesse aux fluets doigts d’ivoire Dont il fut un jour caressé.
Il songe et lentement se lève de sa couche Croyant ouïr la voix qui le hélait souvent Puis appuyant son flanc trop lourd à quelque souche Il meurt debout, le nez au vent.
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Lisette |
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Refrain : Zon, zon, zon, Lisette, ma Lisette, Zon, zon, zon, Lisette, ma Lison.
Un soir je me promenais, par un beau clair de lune, J'aperçois un prunier qu'était couvert de prunes.
Refrain
J'aperçois un prunier qu'était couvert de prunes. J'y jette mon bâton pour en décrocher une.
Refrain
J'y jette mon bâton pour en décrocher une. La femme à qui c'était, crie au voleur de prunes.
Refrain
La femme à qui c'était, crie au voleur de prunes. J'abaisse mon pantalon et lui fait voir la lune.
Refrain
J'abaisse mon pantalon et lui fait voir la lune. Elle approcha si près, qu'elle aperçu mes prunes,
Refrain
Elle approcha si près, qu'elle aperçu mes prunes, Et se mit en devoir de m'en décrocher une.
Refrain
Et se mit en devoir de m'en décrocher une. Mais halte-là, la belle, ce n'sont pas là vos prunes,
Refrain
Mais halte-là, la belle, ce n'sont pas là vos prunes, Ce sont deux p'tites étoiles qui accompagnent la lune,
Refrain
Ce sont deux p'tites étoiles qui accompagnent la lune, Et la queue d'la comète, qui en fait encore une,
Refrain
Et la queue d'la comète, qui en fait encore une, Les savants les nomment Jupiter et Saturne,
Refrain
Les savants les nomment Jupiter et Saturne, Et que moi, je les nomme plus simplement mes burnes.
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